Ayurvéda maison : aider le corps à s’adapter au changement de saison

14 Juin 2018 | Agenda Bien-être, Allier, Bien-être, Santé

Marianne Mahati Durand Praticienne en Ayurveda, nous donne quelques conseils simples pour bien vivre la transition vers la saison chaude ! L’idée est de se mettre au vert pour profiter au maximum des beaux jours.

La saison du Pitta commence

Autour du 20 mai, nous entrons dans la saison, qui s’étend jusqu’aux alentours du 20 septembre, où Pitta est dominant. Pitta est l’un des trois doshas, c’est-à-dire les trois forces énergétiques, les trois formes d’intelligence, qui régissent tous les processus naturels (mouvement, transformation, construction), dans notre organisme et notre environnement.

Pitta est issu de l’énergie du feu, et secondairement de l’eau, il a donc les caractéristiques de ces deux éléments combinés : il est chaud, fluide, pénétrant. Pitta est aussi l’énergie de la réaction, de la transformation. Si son niveau est trop élevé en nous, nous aurons des réactions plus fortes aux irritants, ce que l’on appelle un terrain allergique.

En mai, la chaleur arrive, par vagues, mais notre corps n’y est pas encore tout à fait habitué, comme il le sera au cœur de l’été. Même si on ne le sent pas toujours, les premières chaleurs créent un échauffement interne qui peut produire des réactions allergiques ou inflammatoires, ou bien une agitation mentale et des moments d’irritation.

Il est donc important de soutenir le corps et l’esprit dans son processus d’adaptation, en se tournant vers des aliments et plantes qui rafraîchissent, c’est-à-dire en termes ayurvédiques qui contrôlent l’augmentation du Pitta. Les qualités rafraîchissantes de ces aliments ne se limitent pas à leur goût, mais elles apaisent la peau et les yeux et vous aident à vous sentir plus calme.

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Zoom sur le vert pour décongestionner

Le printemps nous offre une pléthore de tendre pousses vertes qui revitalisent votre énergie vitale : asperges, bulbes de fenouil, persil, jeunes pousses de mesclun, brocoli, petit pois, artichaut… Gorgés de chlorophylle, les légumes verts frais, cultivés localement, secouent tous les restes de léthargie hivernale et vous préservent de tout échauffement excessif.

C’est aussi la saison pour votre corps de purger en douceur les toxines qui causent la congestion lymphatique du début de printemps, caractérisée par une rétention d’eau et une sensation de lourdeur, physique et mentale. Cette congestion peut aussi poser des problèmes d’hypotension. De nombreux légumes verts, mais aussi certaines graines (courges, tournesol…) que l’on trouve désormais en supermarché, sont des diurétiques, elles aident à éliminer les toxines du plasma sanguin et à décongestionner l’excès de liquide qui nous alourdit. De récentes études ont montré que le fenouil, en plus de ces effets, contribue à protéger le foie des perturbateurs chimiques.

Les allergies saisonnières : l’ortie à la rescousse

Pour les personnes au terrain légèrement allergique, qui ne prennent pas encore de médication au quotidien, l’ortie présente un grand intérêt, puisqu’elle contient un anti-histamine naturel. Trois tasses d’infusion d’ortie par jour vous protègent pendant la saison délicate, jusqu’à fin juin. On peut aussi ramasser des orties fraîches en se promenant sur des chemins non pollués. Pensez à emporter avec vous vos gants de vaisselle, une paire de ciseaux et un sac en plastique. A votre retour, faites tremper les orties dans de l’eau additionnée d’un peu de vinaigre, puis égouttez-les et jetez-les dans une grande casserole d’eau bouillante. Après quelques minutes, vous avez des orties inoffensives, bourrées de nutriments, que vous pouvez apprêter en soupe, en tarte ou encore en pesto.

Découvrez le pesto d’orties, la tarte aux plantes sauvages, et d’autres sauces et accompagnements inspirés des principes diététiques de l’ayurvéda, sur www.CentreAyurvéda.com, rubrique « cuisine ayurvédique ».

Le conseil ayurvédique du mois !

Mangez les fruits en dehors des repas. Une fraise se digère en moins d’une demie heure, alors que la viande reste de nombreuses heures dans le tube digestif. Lorsque vous mangez des fruits en dessert, ils gênent la digestion du reste du repas et contribuent à la formation de gaz, car ils font fermenter le bol alimentaire. De plus, vous ne pouvez pas assimiler correctement les vitamines volatiles des fruits frais, car trop d’enzymes différentes sont sollicitées en même temps. L’idéal est de manger les fruits une demie heure avant les repas, en guise d’apéritif. Après le repas, il faudra attendre au moins quatre heure que l’estomac soit entièrement vide, avant de déguster seuls les précieux fruits de saison.

Pour en savoir plus sur les activités de Centre Ayurvéda :

Marianne Mahati Durand Praticienne en Ayurveda – Site : www.CentreAyurveda.com
email : marianne@centreayurveda.com 07 83 38 26 22

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