L’entrainement au féminin

Pierre de Coubertin disait : “les femmes et le sport ne font pas bon ménage”… cela a été depuis longtemps démenti puisque la participation des athlètes féminines dans les compétitions sportives n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies. Près de 40% des athlètes présents aux JO de Pékin en 2008 étaient des femmes.

Biologiquement

La biologie est toutefois différente chez la femme avec des modifications qui accompagnent leur vie telles que les règles, la grossesse et la ménopause. La femme est donc confrontée lors de la pratique sportive à des contraintes médicales particulières. Il est par exemple prouvé qu’une pratique sportive d’au moins 45 minutes par jour protège du cancer du sein mais la course sur route exagérée provoque aussi des aménorrhées responsables d’ostéoporose ou aggrave les incontinences urinaires d’effort.

Hommes / femmes : l’entraînement

Voici un tableau présentant les différences anatomiques et physiologiques entres les hommes et les femmes :

Capacité aérobie (VO2 max) Homme>Femme
Volume sanguin : Homme>Femme
% masse grasse Femme>Homme
Densité minérale osseuse Homme>Femme
Souplesse Femme > Homme
Force musculaire Homme>Femme
Thermorégulation Homme=Femme

 

En raison d’un volume musculaire total plus faible et d’une masse adipeuse supérieure, la femme est nettement défavorisée lors d’exercices nécessitant force et/ou vitesse. Lors d’exercices de type aérobie dit d’endurance, elle utilise davantage ses lipides et épargne ainsi ses réserves en glucides et protéines, Elle possède également un plus haut potentiel énergétique en lipides (stocks supérieurs et meilleure oxydation) ce qui la rendrait d’autant plus performante que l’exercice se prolonge. Il a en effet été montré pour des épreuves de course à pied, pour des femmes et des hommes ayant le même niveau de performance sur des compétitions allant de 10 à 21 kms, que les femmes deviennent meilleures que les hommes sur des distances plus grandes comme le marathon.

Les différences de performances

Les capacités aérobies des femmes sont en moyenne 10% plus basses que celles des hommes. Les facteurs qui contribuent à cette plus faible capacité aérobie chez les femmes sont principalement un coeur plus petit, un volume pulmonaire plus faible, un volume de sang plus faible, moins de globules rouges et d’hémoglobine.
Entraînement et menstruation
Il n’y a pas de règles établies concernant l’entraînement, les compétitions et les cycles menstruels même si certaines phases du cycle sont à priori meilleures pour étblir les performances. Dans les deux premières semaines du cycle, le taux d’oestrogène augmente, ce qui se traduit par un regain d’énergie et de vitalité. C’est donc la période idéale pour programmer une compétition ou des entraînements difficiles. La seconde phase est parfois caractérisée par une rétention d’eau et une léthargie. Des activités portées comme la natation et le vélos seront plus appropriées. Durant la phase finale du cycle, beaucoup de femmes souffrent de mal de dos, de mal de tête ou de sensibilité accrue à la poitrine.

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