L’ergonomie, qu’est-ce que c’est ?
L’ergonomie se définit comme l’étude scientifique des relations entre l’homme et son poste de travail. Elle débouche sur une adaptation de l’environnement de travail aux besoins de l’utilisateur, notamment en termes de confort, de sécurité ou d’efficacité.

Adapter le travail à l’homme et non l’homme au travail

La société de conseil InnovaHé propose aux entreprises des prestations à la carte répondant à des problématiques spécifiques de ressources humaines principalement sur les départements de l’Allier et limitrophes. L’ergonome a alors pour mission d’améliorer les conditions de travail afin de garantir la santé physique et morale du ou des employés tout en maintenant voire en améliorant leur performance professionnelle. « Au départ, nous réalisons une analyse du travail réel qui peut présenter des écarts avec le travail prescrit. L’objectif est de pouvoir proposer des stratégies de régulation qui maintiendront l’équilibre entre la santé du salarié et l’accomplissement de la tâche.» Nous explique Magali Duyck, responsable d’InnovaHé.

Les démarches de l’ergonome

L’Ergonome procède étape par étape. Il observe les situations réelles de travail sur le terrain pour identifier les facteurs à développer et les situations contraignantes à réduire ou supprimer. Pour son analyse, il s’appuiera également sur les entretiens individuels et/ou collectifs qu’il aura menés avec les salariés et les dirigeants pour ensuite examiner l’activité de travail de façon globale. Cette dernière phase permet de mettre en lien la tâche et les contraintes de l’environnement de travail : l’ambiance thermique, lumineuse, sonore, les déplacements, le flux d’informations à gérer, les relations entre les personnes et les services. Ce travail d’identification permet à l’ergonome de réduire les situations contraignantes en vue d’améliorer le bien-être du salarié. « Lorsque l’on parle d’ergonomie, les employeurs imaginent souvent que les préconisations seront d’ordre matériel alors qu’après l’analyse de l’ensemble des déterminants d’autres actions peuvent être mises en œuvre. Nous avons l’exemple d’une étude où un service tertiaire a dû intégrer de nouveaux locaux. En amont de l’installation, une étude ergonomique a été réalisée pour optimiser l’organisation mais également participer au bien-être des salariés. L’ergonome a pris en compte les tâches de chacun des salariés, leurs besoins pour les réaliser en termes d’espace de travail, de déplacements, de matériel, les relations nécessaires entre eux pour réaliser le travail, mais également les points de luminosité de façon à positionner au mieux les écrans informatiques. Un autre exemple pour lequel nous sommes intervenus : un collectif d’agriculteurs indépendants s’interroge sur l’optimisation du temps de travail : comment avoir plus de temps libre tout en réalisant l’ensemble des tâches nécessaires à l’activité ? Quelle organisation ou quels moyens matériels peuvent être adaptés afin de faciliter les tâches ? » Précise Magali Duyck.

Après l’analyse et le diagnostic de la situation, il y a une phase d’accompagnement et de mise en œuvre des actions. Ces études ergonomiques peuvent être réalisées dans le cadre de nouveaux projets (réorganisation, réaménagement, extensions, nouveaux procédés, nouvelles technologies…), ou en prévention des risques ou en curatif (lorsque des difficultés sont déjà ressenties sur le poste de travail).
 
« Le travail en amont d’une démarche d’étude ergonomique doit être fait en toute transparence et en confiance au sein de l’entreprise. Il est important d’impliquer toutes les personnes concernées par la situation, et notamment le salarié qui vit les exigences du poste au quotidien. En identifiant les contraintes, il est ensuite plus facile pour l’employeur et le salarié d’accepter le travail avec l’ergonome sur la recherche de solutions. Cela demande une vraie démarche d’acceptation et d’ouverture d’esprit de la part de l’employeur.» nous confie l’une des consultantes.

Bien commencer la journée !

Et pourquoi pas opter pour le réveil musculaire chez soi ou en entreprise dès le matin ?
Le réveil musculaire permet d’échauffer les muscles avant de les solliciter, notamment lorsque les métiers sont physiques. Ces exercices sont nécessaires pour limiter les TMS, troubles musculo-squelettiques.

Il se caractérise par des exercices physiques comme la pratique de la marche sur place, des rotations des membres, des étirements ou encore des respirations qui vont permettre de donner de l’élasticité aux muscles et d’élever la température corporelle.

Sur le plan physique, en particulier pour les métiers qui vont demander un effort physique, le réveil musculaire va permettre de renforcer la résistance à l’effort, et de limiter les risques de blessures.

Sur le plan intellectuel, le réveil musculaire favorise la relaxation et la concentration, et permet de maîtriser son stress.

Enfin, et ce n’est pas négligeable, ces quelques minutes d’activité physique sont ultra bénéfiques pour l’humeur !

Le magazine de septembre 2019

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