Nouveau à Yzeure : la Batu’t’Kap, une Batucada inspirée des écoles de samba de Rio

24 Oct 2018 | Agenda Bien-être, Allier, Association, Bien-être

Les Batucadas sont nées sous le soleil du Brésil. Ces orchestres de percussions traditionnelles animent depuis plus d’un siècle les carnavals outre-atlantique. Depuis quelques années, de nombreux groupes se sont formés et déambulent dans l’Hexagone. Nous sommes allées à la rencontre de l’un d’entre eux : le groupe Batu’t’Kap à Yzeure. Guillaume, le président de l’atelier musical et Yann, le mestre, nous font partager leur passion.

Esprit Edition : Quelles sont les origines de la Batucada ?

Yann : La Batucada est une musique à base de percussions traditionnelles originaires du Brésil dont les formules rythmiques en font un sous-genre de la samba. On utilise le terme de Batucada en France pour désigner un groupe de musiciens pratiquant ce genre musical. A Rio, le carnaval a lieu tous les ans et dure trois jours. De grandes écoles de samba d’environ 500 à 1000 personnes chacune y participent. La parade se fait ainsi, un thème est donné, souvent très engagé, avec une danseuse qui est élue reine de la samba par école. C’est elle qui fait partir toute la troupe, suivie d’un char, puis de chanteurs(ses), danseurs(ses), et des percussions, une  « bateria de batucada ». La Batucada est le résultat d’un mélange de plusieurs cultures, brésilienne, africaine, indienne et sud-américaine, qui a donné au Brésil une identité culturelle unique.

Esprit Edition : Comment avez-vous découvert ce spectacle de rue ?

Yann : J’ai assisté il y a plusieurs années à un carnaval. Léo, un ami qui lui aussi a vécu au Brésil, était mestre d’une Batucada. Je suis moi-même enseignant professeur de musique, pianiste, amateur de chant choral et de formation musicale. Je me suis donc formé avec lui. Et ma première Batucada est née à Sancoins il y a 4 ans. D’ailleurs Léo vient régulièrement chaque année faire des stages de 3 jours avec nous. Ensuite, j’ai développé l’atelier à Bourbon l’Archambault et aujourd’hui à Yzeure. L’atelier regroupe donc des personnes du Cher, de la Nièvre et de l’Allier.

Guillaume : Je suis un joueur de percussions depuis de de nombreuses années, j’ai pratiqué de la danse cubaine. J’aime la jonction entre les percussions africaines et la culture brésilienne. Je suis originaire du sud de la France, et là-bas, il y a beaucoup de bandas et de Batucadas, c’est très festif ! J’ai adhéré immédiatement au projet quand je l’ai découvert à Bourbon l’Archambault.

Esprit Edition : Pourquoi Batu’t’Kap ?

Yann : Pour signifier que La Batucada, « On est tous cap d’en faire » ! D’ailleurs ces ateliers sont ouverts aux musiciens ou à ceux qui n’ont jamais pratiqué de musique. Il n’est pas nécessaire de connaître le solfège.

Esprit Edition : Quels sont les instruments utilisés ?

Yann : Toutes les percussions constituent un ensemble dont le battement, batucada en brésilien, est à l’origine du nom. La batterie de percussions est au cœur des écoles de samba et assure la partie rythmique de leurs compositions musicales. Les instruments utilisés pour jouer, des instruments de marcation, autrement dit ceux qui donnent le tempo, s’appellent les surdos (sorte de grosses caisses). Ils sont accompagnés des caixas (caisses claires timbrées), des tamborims (tambourins), des chocalhos (cymbalettes), des cloches agogo (petites cloches à deux sons), et des timbaus (un mixe entre congas et djembé).

Esprit Edition : Que vous apporte cet atelier musical ?

Guillaume : Dans la rue, quand on joue, on oublie tout. On est là pour se faire plaisir et surtout faire plaisir aux gens. En quelque sorte, c’est du bien-être. Par contre, dans les ateliers, il faut de la rigueur « positive », car on est là pour apprendre.
Yann : C’est du spectacle de rue. Il y a une mise en scène, qui nécessite d’aller jusqu’au bout de la représentation. Il y a le côté visuel par les pas de danse, ainsi que les costumes que l’on adapte selon les thèmes. Nous avons besoin de nos mains, de nos bras, de nos jambes et de notre tête. La concentration qu’implique cet investissement, devient presque une forme de « musicothérapie ». En fin de séance, nous sommes tous rechargés. L’objectif premier étant de créer du lien et de la convivialité.

Esprit Edition : Où peut-on découvrir votre groupe ?

Guillaume : Nous participons à divers évènements tels que, les foires, les carnavals, la fête de la musique, la fête de la N7 à St Pierre, les marchés de Noël, les cavalcades, le festival Allela récemment et bien d’autres… Vous avez la possibilité de venir essayer les instruments et répéter avec nous, à Sancoins dans l’ancienne école rue du Dr Belètre, le samedi de 11h à 12h30, à Bourbon l’Archambault le jeudi de 19h30 à 21h à l’école de musique et à Yzeure au Pôle musical Millepertuis, le samedi de 13h30 à 15h. Les deux premières sont gratuites.

 

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Un groupe de musiciens passionnés qui vous fera vibrer !

Pour tout renseignement concernant Batu’t’Kap, merci de vous adresser à Yann au 06 44 75 61 57 ou Guillaume au 07 69 53 73 94. Toute l’actualité de l’association sur la page facebook : Batu’t’kap’

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